Homoparentalité I


Qu’est ce qu’une table ?

C’est un plateau avec quatre pieds. Il y a la table basse, la table ronde, la table à repasser,  il y a la table de la salle à manger de notre enfance et la table de multiplication de l’école primaire. Il y a toutes sortes de tables et chacun de nous en connait plusieurs, toutes différentes. Nous avons chacun  la nôtre,  les nôtres.Nous sommes tous d’accord sur une seule chose : sur ce qui n’est pas une table. La table est ce qui reste lorsque nous avons retiré tout ce qui n’est pas une table.

Le langage constitue un système au sein duquel les mots se combinent et évoluent d’une façon qui s’impose à ceux qui la manient. Le destin de notre inconscient est de s’exprimer par ce langage, celui-ci témoignant de celui là.

Notre pensée articule les mots avec des images ou des concepts prenant en compte le contexte, notre bio et nos affects associés. Ce qui reste prédicatif et universel est le principe de différenciation entre la table et la non-table.

Il en va de la même façon, ô combien, pour le genre. La différenciation des sexes, entre féminin et masculin, est un invariant mental et l’irénisme inter- genres occupera ensuite notre psyché. Nous en avons tous fait l’expérience lorsque nous avons tenté d’interpréter un de nos rêves. Nous avons substitué tel personnage du rêve à notre mère, ou à notre père ou à notre conjoint, en associant par sexe.

Enfant, on m’expliquait que les garçons naissaient dans les choux.  J’ai refusé, pas dupe, cette explication, peut être  parce que je détestais les choux. Aussi parce que  j’avais intuité à regarder ma mère et mon père, que tout s’était passé par là.

L’angoisse de castration procède de cette différenciation des sexes et le complexe d’Oedipe n’est qu’une contingence d’aménagement. Sans cette peur de la castration,  la construction psychique échoue.

L’enfant adopté d’une famille homoparentale n’échappera pas à cette convention psychique.  Le biologique est un indépassable. L’enfant  n’acceptera sa condition que s’il s’approprie cette combine qui a consisté à faire intervenir une personne tiers dans sa conception. Ce tiers, au titre de la différenciation des sexes,  est incontournable à sa construction mentale.

Un enfant se construit par et pour  le désir de ses parents, il n’est d’abord qu’un projet porté par d’autres, son père et sa mère, eux-mêmes ayant été reconnus, soutenus  par un couple d’autres, la grand-mère et le grand-père. Que le père soit déficient, que la mère soit morte n’exonèrent pas l’enfant de ce schéma. Il se pense dans une lignée. Les enfants nés sous x (é)prouvent  cette claudication mentale.

C’est à ce titre que je ne crois pas à un enfant avec deux papas ou deux mamans, le tiers est furieusement capital. La nature est extrêmement réactionnaire sur ce sujet. Notre inconscient refuse non par moralité, comme nous le donneraient  à  penser les oppositions des églises, mais par substance. L’inconscient est amoral ;  lorsqu’il exige la différenciation des sexes, il ordonne que le monde réel lui soit intelligible, que ses fictions soient plausibles.

Il me semble.

Egoïste ?


Durant une thérapie, je suis toujours surpris, et un peu furieux, de voir se loger le sentiment de culpabilité dans des conduites qui dérangent les censeurs et directeurs de conscience auto-déclarés.

Est-ce égoïste de refuser à vos enfants de prendre un chien lorsque vous ne le souhaitez pas vous-même? Est-il égoïste de laisser son conjoint malade au lit pour aller à une soirée dansante? Est-ce égoïste de passer des heures à faire une partie de poker cependant que votre partenaire prend soin des enfants ou attend le plombier?

Nous percevons l’égoïsme et les comportements associés comme un travers, au mieux un sujet à débat.

Ainsi, de plus en plus de femmes sont décidées à avoir un enfant et fonder une famille sans homme, et on leur oppose l’égoïsme, contre cet enfant à venir en particulier, contre la société conservatrice en général.

Aujourd’hui, un tiers des familles francaises n’a qu’un seul enfant, un nombre qui aurait choqué il y a  quelques générations. La famille traditionnelle de maman, papa, et ses deux enfants, retient le fantasme. Certaines femmes ne souhaitent plus  attendre l’homme idéal. Pour ces femmes, le choix de fonder une famille sans être marié est juste réaliste, pas égoïste.

De même, si vous avez un seul enfant, vous êtes réprimandé. « Comment pouvez-vous faire ça à votre enfant !, ce n’est  pas juste pour lui.  Vous êtes tellement égoïste ». Et ces attaques ne s’arrêteront que lorsque vous serez  trop vieux, trop vieille,  pour avoir un autre enfant. Toutes les raisons que vous invoquerez seront perçues comme des alibis à votre égoïsme.

Comment peut-on défendre sa position ou légitimer cet « égoïste », sauf  à changer de conversation, sauf à se taire.

Parce que les enfants sont l’ultime sacrifice, une personne ne souhaitant qu’un seul enfant est considérée comme égoïste. Ceux d’entre nous qui tentent de profiter au mieux  de ce que le monde offre sont souvent perçus comme cupides, car aujourd’hui  nous voulons tout.

Pourtant, l’un n’empêche pas l’autre.

Je veux  et j’adore mon enfant plus que tout, mais je veux aussi une carrière et je veux vraiment un mariage heureux et l’ajout d’un autre enfant dans notre vie se répercuterait directement sur deux des trois choses qui ont le plus grand impact sur ma compétence au bonheur.

Seule la culpabilité cherche à attaquer cet édifice intellectuel.

Il y a donc un mur à construire entre l’égoïsme et la vie telle que nous souhaitons la vivre.

Ferenczi, la psychanalyse autrement


Ferenczi, la psychanalyse autrement

de Luiz Eduardo Prado de Oliveira

Armand Colin, 2011

David Rofé-Sarfati

Voilà bien un livre indispensable à tout analyste et analysant. Je pensais lire une biographie de Ferenczi. Prado de Oliveira nous offre ici pas moins que l’histoire de la psychanalyse, une anthropologie clinique de cette discipline, de ce dont elle est faite, de ce dont elle procède.

Le dessein est de nous donner à voir que la créativité clinique est la vertu majeure du bon psychanalyste et qu’elle doit beaucoup au travail du génial et inventif Ferenczi.

Entre 1910 et 1930 Ferenczi est le psychanalyste le plus proche de Freud. Ils échangeront plus de mille lettres. Dans cette relation complexe qui se détruit un jour, s’élabore l’histoire du mouvement psychanalytique et une solide théorie de la clinique jamais achevée. Parallèlement à une « supervision mutuelle » les deux hommes dans un pilpul talmudique épistolaire poseront les différents concepts fondamentaux de l’association libre, du dispositif du divan, de la fréquence des séances.

Ferenczi sera le pionner d’un ensemble d’initiatives cliniques, dont l’analyse active qui aménage en même temps qu’en s’en exonérant les doutes soulevés par le double dispositif de la libre association et de l’attente flottante. Le lecteur découvrira le principe de l’adaptation de la famille à l’enfant et l’annonce des travaux de Mélanie Klein. Il verra aborder la relaxation, la confusion des langues entre adulte et enfant, l’amphimixie, l’autotomie, la bio analyse, le concept de l’élasticité de la technique psychanalytique.

A chaque fois, Ferenczi est le défricheur. La notion d’introjection, par exemple, s’invente chez Ferenczi, se voit incorporée dans le canon de la psychanalyse par Freud aidé d’Abraham pour mûrir chez Klein puis Lacan. Prado de Oliveira nous dévoile un Freud souvent buté, se sentant attaqué par un disciple brillant et contributif. Au fil des pages apparaît un Freud intégrateur, souvent chapardeur et un Ferenczi inventeur, concepteur, bousculant nos certitudes. Ainsi, les deux F vont fonder communément, par leurs pensées, leurs études et leurs querelles, la psychanalyse des origines et celle d’aujourd’hui.

Les querelles entre les deux hommes sur la technique active, sur la fin de l’analyse, sur le rôle du patient et de l’analyste, sur la dialectique entre injonctions pénalisantes et interdits appelant à la désobéissance, interrogent notre propre clinique.

Et la clinique, voilà ce qui intéresse Ferenczi. Lorsqu’il postule que le transfert est un phénomène généralisé, ceci nous « cause » encore aujourd’hui.

La psychanalyse n’apparaît plus comme la création du seul Freud mais comme une création sédimentée chez Freud, et où l’apport des recherches d’un Ferenczi à la curiosité insatiable, avide de connaissance et en proie à sa propre névrose est prodigieux.

Ensemble, ils vont propulser la psychanalyse, qui acquiert les contours du génie inventif de Ferenczi. C’est ce que nous pouvons découvrir et redécouvrir dans le livre de Prado de Oliveira. Ferenczi, mort trop jeune aura su provoquer son maître de Vienne tout en le préservant. On se souvient de cette aporie rusée lancée par lui à Freud « J’ai raison puisque vous avez été mon analyste ». Qui d’autre aurait pu être l’analyste de Freud?

Perversion des kamikazes


Le japon est inventif pour faciliter et agrémenter nos quotidiens. Il exporte beaucoup de technologie surtout électronique. Les restaurants japonais sont « tendance » et se retrouvent aujourd’hui dans le monde entier provoquant même une pénurie de certaines espèces de thon.

Ce que l’on sait moins est que le japon a aussi exporté aux États Unis et ailleurs une perversion hallucinante: le sharking.

Le sharking, que l’on peut traduire par l’attaque abusive du requin, consiste à repérer une femme dans la rue, à la guetter puis, rapidement dans une attaque éclair, comme le ferait un requin, à se ruer sur elle pour lui arracher son t shirt ou chemisier découvrant sa nudité. Cette pratique se justifie comme un gag, comme une blague de potache. La victime n’en est pas moins choquée.

Il existe des déclinaisons du sharking.

L’auteur tirera de force non le haut mais le bas, la jupe ou le pantalon de la femme toujours sans son consentement, pour exposer sa féminité.

Un compère filmera la nudité. Le visage de l’auteur des faits sera ensuite flouté. Ces vidéos sont très populaires au japon.
Le sharking consiste aussi à filmer des dessous lors d’instants volés dans des cabines d’essayage, des escalators etc…

Plus lâchement, l’intimité sera volée pendant le sommeil de la victime. Certains iront jusqu’à se masturber sur les vêtements de la victime endormie. (Voir Nobody likes the shark)

Que raconte cette pratique?

Qui n’a pas enfant fait le rêve d’être surpris nu ou à moitié nu. Qui n’a pas espionné une sœur, une tante ou ses parents? Le propos est à chaque fois le même; il s’agit du désir du dévoilement , dont l’avatar princeps est la scène primitive, et le carburant premier l’excitation de l’interdit.

L’éjaculation sur la belle endormie agrée les vêtements de la victime comme une seconde peau, la peau alors pensée comme le sac enveloppant du contenu psychique. Utiliser cette seconde peau et en jouir réifie le lien fusionnel des premiers temps de la vie du bébé avec la peau de sa mère tout en élaborant la nécessaire différenciation psychique et corporelle en convenant de son absence.

La pulsion sexuelle est par nature et en partie agressive. La pratique du sharking s’autorise à cette agressivité en la réservant à une victime rendue consentante par la volonté et l’ingéniosité de l’agresseur.

Ou s’arrêteront ils?

La forme la plus élaborée du sharking s’appelle en anglais: le cumshot sharking. L’individu se prépare à l’abri du regard de sa victime. Dans la pratique, il se masturbe en cachette. Puis il se rue sur la femme qu’il avait repérée pour éjaculer sur ses vêtements ou son visage.

Nous n’avons définitivement aucun doute sur le caractère d’agression sexuelle de cette pratique. Mais comment cela est possible? Comment peuvent ils se préparer? Le mystère demeure, sauf peut être à imaginer une préparation sous la douche d’une chambre d’hôtel tandis que la victime, la femme de ménage, s’affaire à son labeur.

Sex Addiction 1


Peu importe la qualité ou la quantité de sexe, certaines personnes demeurent toujours en manque de sexe. Elles semblent sexuellement insatiables. Le plus souvent, leur appétit sexuel insatiable est ancré dans la profondeur du psychisme. Dans les relations toxiques de la petite enfance .

Les dépendants sexuels peuvent être autant des hommes que des femmes.

On appelle appétit ce penchant qui lorsqu’il se révèle insatiable n’est plus vraiment un désir mais plutôt un besoin désespéré, une compulsion sans repos.

Ce besoin est tyrannique comme une drogue.

Bien que le sex-addict est asservi au sexe, la sexualité n’est pas son véritable objectif. Cette quête de la sexualité est au service d’un autre projet: celui de dissiper un sentiment d’impuissance, celui de lutter contre des expériences insupportables, contre une dépression, une anxiété ou une colère. Comme un toxicomane ou un alcoolique, le sex-addict cherche sans relâche la satisfaction venant d’une source extérieure pour pallier une douleur intérieure. La dépendance au sexe est le symptôme d’une pathologie bien réelle, elle est une maladie et plus encore!

Très jeune déjà

Cela commence dans la petite enfance avec une mère souffrant d’une détresse affective insupportable. Plutôt que d’apaiser les moments de détresse de son enfant, la mère utilise son nourrisson pour calmer sa propre détresse. L’enfant est privé d’une mère apaisante; il est instrumentalisé pour calmer la détresse de sa mère. Sans une mère calmante et apaisante, le bébé déploie ses insuffisantes ressources internes pour calmer ses douleurs interieures. Il ne pourra plus être seul et restera constamment à la recherche de sa mère.

Adolescent puis adulte, il est incapable de s’auto-apaiser.

Il cherche une autre solution dans le monde extérieur pour pallier sa douleur interne, comme il le faisait plus tôt avec sa mère. Le sexe est une solution de réparation; il offre une gratification immédiate mais éphémère. Voici un peu de ce qui se passe dans le cerveau des dépendants sexuels. Les récepteurs de la dopamine du cerveau ─ le système plaisir-récompense ─ est activé pendant le sexe, (comme par l’usage des drogues dont d’alcool). Dans le cas des dépendants sexuels, après l’acte sexuel, leurs récepteurs de la dopamine réclament plus de sexe. Ces récepteurs de la dopamine sont stimulés et déclenchent une nouvelle envie de plus de sexe. Le désir est, ainsi, mis en place biologiquement et psychologiquement. Après l’acmé de la dopamine, après l’orgasme sexuel, la sérénité dure trop peu après que la magie du sexe ait disparu. L’accro au sexe ressent très vite un vide.

Pour apaiser ces sentiments douloureux, il ou elle est obligé(e) de reprendre sa quête pour sa prochaine dose. L’acte sexuel n’est pas ici soutien de l’amour mais remplit la fonction d’un médicament pour satisfaire les récepteurs désormais excités de la dopamine. L’autre conséquence est que pour le sex-addict l’objet sexuel est indispensable. Plutôt que de désirer un partenaire sexuel singulier, l’accro au sexe l’implore ─ c’est son fix. Le partenaire n’importe plus, il est « n’importe qui » car il n’est choisi que pour sa fonction: réparer une carence précoce, pallier une souffrance psychique, une dépression, une angoisse, et étayer une estime de soi.

Comment soigner les dépendants sexuels et accompagner leur partenaire?

Plusieurs programmes de traitement comportemental et cognitif existent mais je recommande un traitement en profondeur, une analyse qui se concentrera sur la revisite du passé afin d’apprendre à vivre dans l’instant, de trouver dans le hic et nunc une satisfaction interne poursuivant des passions saines qui remplissent le vide .

Facebook 2


Je rêve des jours anciens, avant les téléphones cellulaires et avant Facebook. Cela peut paraître un peu grincheux voire réactionnaire mais je me souviens des jours où enfants, nous nous réjouissions d’organiser une rencontre en groupe pour un foot, une boum ou simplement pour se voir.

Aujourd’hui, avec les sites de réseautage social comme Facebook, les enfants n’ont même pas à quitter leurs chambres pour se connecter les uns aux autres. Ou est passé le plaisir de se retrouver?

Facebook entrave paradoxalement notre capacité à nouer des relations singulières et authentiques avec l’autre.

Selon un rapport de la Fondation de Jed, les effets d’être constamment en ligne est négatif sur certains élèves des collèges. Sur 2000 étudiants interrogés par la Fondation de Jed, un tiers a déclaré avoir passé plus de 6 heures par jour en ligne. Une personne sur sept de ces élèves a également convenu que Facebook a plutôt accru son sentiment d’isolement.

Il est ironique que les technologies conçues pour connecter les gens soient finalement au service d’un retranchement aux autres.

Car ce réseau de connexion virtuelle manque de l’intimité qui vient avec la proximité physique. Sans le corps de l’autre, sans son regard, sa gestuelle, sans le timbre de sa voix, sans le contact physique (lors du salut) la rencontre, car tronquée, échoue. Nous n’imaginerions pas une séance de psychanalyse par téléphone ou internet. Nous connaissons tous des couples où l’un, retranché, surfe sur Facebook pendant que l’autre, annulé, vaque à d’autres occupations.

Pour être honnête, on ne sait si Facebook induit directement de la solitude ou si les étudiants qui sont déjà solitaires et déprimés sont plus susceptibles d’être attirés par ce site. Peu importe. La prescription est la même. Si Facebook vous prétend créer et entretenir des relations véritables et satisfaisantes avec les gens, il est temps d’éteindre votre ordinateur, de quitter votre chambre, et de vous retrouver en face-à-face avec un ‘friend’.

Si vous n’y parvenez pas, il est peut être temps d’envisager d’échanger avec un psychothérapeute qui pourra vous aider à résoudre vos difficultés interpersonnelles.

Facebook 1


Est ce que Facebook déclenche la jalousie, ou ne fait-il qu’amplifier la jalousie qui déjà existe dans une relation?

Dans une étude réalisée par Muise, (2009), 308 étudiants de premier cycle ont répondu à une enquête concernant l’utilisation de Facebook et l’impact sur leurs relations amoureuses. Le but de l’étude était de déterminer si Facebook provoque la jalousie et/ou augmente le niveau déjà présent de jalousie dans la relation.

Les participants ont passé en moyenne 38.93 minutes par jour sur Facebook. Une majorité de participants de l’étude (74,6%), a au moins un ancien partenaire comme friend, et 78,9% des participants ont déclaré que leur partenaire avait comme ami Facebook un ancien partenaire. Quatre-vingt-douze pour cent des participants à l’étude ont déclaré que leur partenaire avait des amis Facebook qu’il ne connaissait pas.

Pourquoi cette jalousie

Les femmes passent beaucoup plus de temps sur Facebook, 40 minutes par jour, à comparer au 29 minutes par jour pour les hommes.

L’étude a constaté que l’utilisation accrue de Facebook n’est en fait qu’une conjecture accroissant une jalousie existante. Les femmes ont obtenu des résultats plus élevés sur la jalousie Facebook que les hommes.

On trouve plusieurs raisons à une augmentation de la jalousie à cause de Facebook:

  • Les individus trouvent des informations sur Facebook au sujet de leurs partenaires qu’ils n’auraient pas connues autrement,
  • Facebook ouvre la possibilité de renouer avec d’anciens partenaires,
  • Un faux sentiment d’intimité peut être établie sur Facebook, menant les gens à être plus enclins à tricher,
  • Facebook est un média supplémentaire dans une relation, juste un autre issue au comportement jaloux,
  • Les gens peuvent développer une identité réelle et une identité Facebook, conduisant ainsi le partenaire à se sentir comme trompé par un partenaire qu’il ne connaît pas,
  • Le temps passé sur Facebook peut être vécu comme volé à la relation avec le partenaire,
  • Le mur Facebook rappelle aux gens quotidiennement que leur partenaire a eu une vie romantique avant eux,
  • Les personnes peuvent devenir aisément amis sur Facebook et on s’inquiétera des messages suggestifs sur le mur du partenaire,
  • Un partenaire peut se sentir attaqué par les amitiés Facebook de son partenaire avec des personnes qu’il juge inappropriés.

Comment l’éviter

L’étude de Muise, car ce n’est pas dans son domaine de l’épure, ne dit rien des amendements à apporter à cet aspect délétère de Facebook.

Proposons toutefois quelque pistes:

  • n’invitez pas sur Facebook des personnes que vous n’inviteriez pas chez vous avec votre partenaire,
  • papotez avec votre partenaire sur vos amis Facebook qu’il ne connaît pas,
  • veillez à éclaircir par une réponse publique les messages publics allusifs,
  • expliquez à votre partenaire le biais que vous donnez à votre personnalité Facebook.

Car ces dispositifs ne trahissent pas votre liberté individuelle. Il vous restera encore les messages privés (inbox) pour alimenter vos envies de jardin privé, voire d’adultère.

Référence:

Muise, A., Christofides, E., et Desmarais, S. (2009)