Thérapie de couple.


Couple-in-BedDans un couple ou une dyade, il en va des griefs comme des deuils. Et deux vérités, aussi  légitimes qu’incompatibles cherchent à s’annuler l’une l’autre. Lorsqu’une relation de couple semble blessée, je vous aiderai à rétablir le dialogue et la communication nécessaires pour poser et peut être résoudre les conflits.

A savoir  avant de prendre rendez-vous : La démarche d’introduire une tierce personne dans la relation, le psy,  se fait le plus souvent lorsque le couple est dans l’impasse et que la communication se fait difficile, chacun reproche à l’autre d’être la cause de sa souffrance et se voit en victime. Introduire ce tiers va alors permettre de rétablir la communication, ainsi chacun peut s’exprimer, et expliquer sa vision au sein du couple.  Il n’est pas question de déterminer qui a tort ou raison, mais d’arriver a gérer les conflits en rétablissant une communication et une harmonie dégradées. Il peut arriver que les partenaires ne se reconnaissent plus dans l’entité (ses codes, ses habitudes, ses règles) du couple. Il est plus question des insatisfactions au sein de la relation et moins de se focaliser sur les insatisfactions et griefs porté sur l’autre, une interprétation est faite permettant de comprendre les mécanismes des conflits, d’y intervenir et donc d’avancer. Si l’un des deux partenaires refuse de participer à la thérapie, inutile d’insister, il faut que les deux participants soient animés par la même volonté de dépasser cette crise, et de réussir à sauver leur couple. La durée de la thérapie sera différente selon les difficultés rencontrées au sein du couple, variant de quelques jours, à quelques semaines, voir plus.

Homoparentalité I


Qu’est ce qu’une table ?

C’est un plateau avec quatre pieds. Il y a la table basse, la table ronde, la table à repasser,  il y a la table de la salle à manger de notre enfance et la table de multiplication de l’école primaire. Il y a toutes sortes de tables et chacun de nous en connait plusieurs, toutes différentes. Nous avons chacun  la nôtre,  les nôtres.Nous sommes tous d’accord sur une seule chose : sur ce qui n’est pas une table. La table est ce qui reste lorsque nous avons retiré tout ce qui n’est pas une table.

Le langage constitue un système au sein duquel les mots se combinent et évoluent d’une façon qui s’impose à ceux qui la manient. Le destin de notre inconscient est de s’exprimer par ce langage, celui-ci témoignant de celui là.

Notre pensée articule les mots avec des images ou des concepts prenant en compte le contexte, notre bio et nos affects associés. Ce qui reste prédicatif et universel est le principe de différenciation entre la table et la non-table.

Il en va de la même façon, ô combien, pour le genre. La différenciation des sexes, entre féminin et masculin, est un invariant mental et l’irénisme inter- genres occupera ensuite notre psyché. Nous en avons tous fait l’expérience lorsque nous avons tenté d’interpréter un de nos rêves. Nous avons substitué tel personnage du rêve à notre mère, ou à notre père ou à notre conjoint, en associant par sexe.

Enfant, on m’expliquait que les garçons naissaient dans les choux.  J’ai refusé, pas dupe, cette explication, peut être  parce que je détestais les choux. Aussi parce que  j’avais intuité à regarder ma mère et mon père, que tout s’était passé par là.

L’angoisse de castration procède de cette différenciation des sexes et le complexe d’Oedipe n’est qu’une contingence d’aménagement. Sans cette peur de la castration,  la construction psychique échoue.

L’enfant adopté d’une famille homoparentale n’échappera pas à cette convention psychique.  Le biologique est un indépassable. L’enfant  n’acceptera sa condition que s’il s’approprie cette combine qui a consisté à faire intervenir une personne tiers dans sa conception. Ce tiers, au titre de la différenciation des sexes,  est incontournable à sa construction mentale.

Un enfant se construit par et pour  le désir de ses parents, il n’est d’abord qu’un projet porté par d’autres, son père et sa mère, eux-mêmes ayant été reconnus, soutenus  par un couple d’autres, la grand-mère et le grand-père. Que le père soit déficient, que la mère soit morte n’exonèrent pas l’enfant de ce schéma. Il se pense dans une lignée. Les enfants nés sous x (é)prouvent  cette claudication mentale.

C’est à ce titre que je ne crois pas à un enfant avec deux papas ou deux mamans, le tiers est furieusement capital. La nature est extrêmement réactionnaire sur ce sujet. Notre inconscient refuse non par moralité, comme nous le donneraient  à  penser les oppositions des églises, mais par substance. L’inconscient est amoral ;  lorsqu’il exige la différenciation des sexes, il ordonne que le monde réel lui soit intelligible, que ses fictions soient plausibles.

Il me semble.

Egoïste ?


Durant une thérapie, je suis toujours surpris, et un peu furieux, de voir se loger le sentiment de culpabilité dans des conduites qui dérangent les censeurs et directeurs de conscience auto-déclarés.

Est-ce égoïste de refuser à vos enfants de prendre un chien lorsque vous ne le souhaitez pas vous-même? Est-il égoïste de laisser son conjoint malade au lit pour aller à une soirée dansante? Est-ce égoïste de passer des heures à faire une partie de poker cependant que votre partenaire prend soin des enfants ou attend le plombier?

Nous percevons l’égoïsme et les comportements associés comme un travers, au mieux un sujet à débat.

Ainsi, de plus en plus de femmes sont décidées à avoir un enfant et fonder une famille sans homme, et on leur oppose l’égoïsme, contre cet enfant à venir en particulier, contre la société conservatrice en général.

Aujourd’hui, un tiers des familles francaises n’a qu’un seul enfant, un nombre qui aurait choqué il y a  quelques générations. La famille traditionnelle de maman, papa, et ses deux enfants, retient le fantasme. Certaines femmes ne souhaitent plus  attendre l’homme idéal. Pour ces femmes, le choix de fonder une famille sans être marié est juste réaliste, pas égoïste.

De même, si vous avez un seul enfant, vous êtes réprimandé. « Comment pouvez-vous faire ça à votre enfant !, ce n’est  pas juste pour lui.  Vous êtes tellement égoïste ». Et ces attaques ne s’arrêteront que lorsque vous serez  trop vieux, trop vieille,  pour avoir un autre enfant. Toutes les raisons que vous invoquerez seront perçues comme des alibis à votre égoïsme.

Comment peut-on défendre sa position ou légitimer cet « égoïste », sauf  à changer de conversation, sauf à se taire.

Parce que les enfants sont l’ultime sacrifice, une personne ne souhaitant qu’un seul enfant est considérée comme égoïste. Ceux d’entre nous qui tentent de profiter au mieux  de ce que le monde offre sont souvent perçus comme cupides, car aujourd’hui  nous voulons tout.

Pourtant, l’un n’empêche pas l’autre.

Je veux  et j’adore mon enfant plus que tout, mais je veux aussi une carrière et je veux vraiment un mariage heureux et l’ajout d’un autre enfant dans notre vie se répercuterait directement sur deux des trois choses qui ont le plus grand impact sur ma compétence au bonheur.

Seule la culpabilité cherche à attaquer cet édifice intellectuel.

Il y a donc un mur à construire entre l’égoïsme et la vie telle que nous souhaitons la vivre.