Le Ghosting (1)


Le Ghosting, fantomage, présentation :  Qu’est-ce que c’est, pourquoi ça fait mal et ce que vous pouvez faire pour y remédier

Qu’est-ce que cela signifie ?

Vous êtes en couple. Tout à coup, sans aucun avertissement explicite, votre partenaire  disparait. Aucun appel, aucun message aucun texto ni email, aucune connexion établie sur les médias sociaux, aucune réponse à aucun de vos messages. Votre partenaire sans avoir  quitté la ville de façon inattendue, sans une raison d’une urgence familiale, sans être mort dans un fossé quelque part a tout simplement mis fin à la relation sans se soucier d’expliquer ou même de vous laisser savoir. Vous avez été ghosté(e).

Qui?

Pourquoi quelqu’un choisirait-il simplement de disparaître de la vie d’une autre personne plutôt que d’organiser a minima  une conversation pour mettre fin à une relation? L’abandonné ne saura jamais avec certitude pourquoi il a été  ghosté(e). Bien que aucune études sur ce phénomène nouveau ni des recherches antérieures n’aient porté sur le type de personnalité, il est acquis que ces personnalités connaissent un rapport conflictuel avec l’attachement et son corollaire la rupture. Ces personnes évitantes sont réticentes à se rapprocher de l’autre en raison de problèmes de confiance et d’une peur-fascination pour la  dépendance à l’autre. Ils  utilisent alors des méthodes radicales de fin de relations.

La question de la perversion est posée sauf qu’une étude suggère que les personnes qui terminent leurs relations ainsi ont souvent été elles-mêmes ghosté(e)s, ce qui milite en faveur d’une explication du cote du trauma.  Le fantôme manifestement  sait ce que l’on ressent lorsque la relation prend fin de manière abrupte. Pourtant, il semble ne manifester  aucune empathie envers l’autre, ni  éprouver un sentiment de culpabilité.

Pourquoi?

Le ghost ne se limitent pas aux relations amoureuses, les amitiés et même les relations de travail peuvent se terminer par une forme de fantomage. Pour la personne,  le simple fait de s’éloigner d’une relation, voire d’une relation potentielle, constitue un moyen rapide et facile de s’en sortir. Pas de drame,  ni de questions embarrassantes; pas besoin non plus, et c’est là peut être le secret du fantôme, de faire face aux sentiments de l’autre.

Que faire si vous êtes ghosté(e)?

Le fantômage  fait très  mal car il est un rejet cruel. Cela est particulièrement douloureux, car il laisse la victime sans justification, ni conduite, à suivre. Elle reste seule face à l’assaut de ses émotions.  Elle voit se réactualiser en elle des anciennes peurs d’abandon ou de manque d’estime de soi, même si, en même temps,  le fait d’être ghosté la projette au premier plan de la scène.

Comment surmontez?

Malheureusement, il n’ya pas de solution miracle ni de conseil éprouvé  vers la guérison d’un cœur ghosté, mais il y a du bon sens. Évitant les appels ou les recherches sur les réseaux sociaux, la victime se met à l’abri  de faire resurgir des émotions douloureuses . À l’époque des réseaux sociaux,  le fantôme apparaîtra probablement sous différentes formes et, si tel est le cas, cette personne qui a maintenant physiquement disparu  est encore assez visible. Après avoir cessé de se torturer en examinant de vieilles photos, des textes sauvegardés, de nouvelles publications sur les réseaux sociaux et tout autre élément susceptible de rappeler le fantôme, le ghosté aura profit à le remplacer par une  nouvelle occupation. Plus serein il saura accepter la réalité: ce n’est jamais  à cause de lui .  La victime finira par comprendre qu’un individu qui a besoin de recourir au Ghosting pour rompre, enferme en lui des  faiblesses, radicales et massives qui ne concernent pas sa victime.

 

Thérapie de couple.


Couple-in-BedDans un couple ou une dyade, il en va des griefs comme des deuils. Et deux vérités, aussi  légitimes qu’incompatibles cherchent à s’annuler l’une l’autre. Lorsqu’une relation de couple semble blessée, je vous aiderai à rétablir le dialogue et la communication nécessaires pour poser et peut être résoudre les conflits.

A savoir  avant de prendre rendez-vous : La démarche d’introduire une tierce personne dans la relation, le psy,  se fait le plus souvent lorsque le couple est dans l’impasse et que la communication se fait difficile, chacun reproche à l’autre d’être la cause de sa souffrance et se voit en victime. Introduire ce tiers va alors permettre de rétablir la communication, ainsi chacun peut s’exprimer, et expliquer sa vision au sein du couple.  Il n’est pas question de déterminer qui a tort ou raison, mais d’arriver a gérer les conflits en rétablissant une communication et une harmonie dégradées. Il peut arriver que les partenaires ne se reconnaissent plus dans l’entité (ses codes, ses habitudes, ses règles) du couple. Il est plus question des insatisfactions au sein de la relation et moins de se focaliser sur les insatisfactions et griefs porté sur l’autre, une interprétation est faite permettant de comprendre les mécanismes des conflits, d’y intervenir et donc d’avancer. Si l’un des deux partenaires refuse de participer à la thérapie, inutile d’insister, il faut que les deux participants soient animés par la même volonté de dépasser cette crise, et de réussir à sauver leur couple. La durée de la thérapie sera différente selon les difficultés rencontrées au sein du couple, variant de quelques jours, à quelques semaines, voir plus.

Amours de jeunesse


Il existe un mythe très répandu qui concerne les amours perdues.

Amours égarées

Ils étaient jeunes, ils avaient grandi dans la même ville, étaient allés à l’école ensemble, ils avaient connu un flirt d’un an ou plus. Mais ils se sont séparés suite à une difficulté, une situation difficile, ou une désapprobation parentale. Des années plus tard, ils se retrouvent. Ils sont alors célibataires, veufs ou divorcés. Malgré les difficultés rencontrées à l’époque, ils avaient gardé un fort désir de se retrouver.

J’appellerai ces amours, des amours égarées plutôt que perdues, pour donner à comprendre que des retrouvailles sont restées tout au long de l’existence, une contingence, une espérance secrète, escamotée par une autre vie.

Cette situation est souvent unilatérale. Une des deux personnes ne s’est jamais consolée de l’ancienne romance et reste obsédée par ce ratage. Elle en garde un attachement résiduel.

Un affect trompeur

La séparation a pu être associée à un épisode douloureux. Le couple, par exemple, n’avait pas réussi à s’entendre sur une grossesse non voulue et un avortement avait brisé l’histoire. Si en plus la femme a rencontré une difficulté à concevoir un enfant dans le mariage qui a suivi, elle continuera à ruminer les non dits et les dilemmes de l’époque. Elle se demandera ce qui ce serait advenu s’ils étaient restés ensemble, s’ils avaient gardé le bébé.

Ces situations véhiculent des émotions fortes et ce profond affect sera interprété à tort comme un sentiment d’amour persistant, une envie de se revoir, de retourner à l’endroit de la douleur non dépassée, du crime resté impuni.

Le rêve enfantin sera de reprendre contact avec l’ex, de tenter de réparer l’histoire en la réécrivant. Le traumatisme non purgé dans l’ancien lien donnera un sens sa ré-actualisation. Mais ce lien ne survit que dans le traumatisme et procédera plus du combat intérieur de l’ex que dans un attachement à l’autre.

Si l’ancien partenaire décide de reprendre contact, l’anxiété longtemps écartée doublée d’un haut degré d’émotions érotisera une nouvelle relation à construire. Mais cela ne signifie en rien que ces deux là sont faits l’un pour l’autre.

Une autre situation d’amour égaré survient lorsqu’un parent meurt durant la romance adolescente. La détresse de l’endeuillé(e) s’était tourné vers le petit ami ou la petite amie pour trouver un soutien. Un lien fort s’est alors enraciné durablement dans l’imaginaire consistant en une empreinte affective profonde. Avec cet événement dramatique, une plaie s’est ouverte et l’affect de la romance associée reste vivant. Cela ne signifie pas que le couple continue d’exister.

Autre exemple: après une longue relation, un des deux quitte l’autre subitement et par une décision unilatérale met fin à la romance, laissant le partenaire abandonné dans le questionnement. L’ex devient le centre d’un amour égaré; la personne qui a disparue devient une question sans réponse, un dilemme. L’amour égaré acquiert une importance dans ce doute et la persistance de la question est interprétée comme un sentiment d’amour. La romance ne s’est pas épuisée mais a été coupé en vol. – Je ne peux m’empêcher de penser encore à lui,dira-t-elle.

Nous n’aimons pas les fins

Cette persistance procède évidemment de notre difficulté à renoncer, à abandonner, à terminer, adossée à notre terreur de vieillir et de mourir. Ce qui réifie notre blessure d’enfant sevré.

Mêmes si certaines amours égarées seront retrouvées et ressuscitent, il est rare que le réalité donne raison à la nostalgie.

A l’autre bout de l’équation, ce sentiment amoureux persistant aliénera l’engagement du lien amoureux au sein du couple qui suivra. Et si des années plus tard, le couple usé envisage de divorcer, l’idée de ce divorce sera soutenue par cet ancien espoir jamais abandonné.

Ces personnes devront parler de cette ancienne romance, épuiser l’affect associé et tuer l’espoir vain et délétère dans un processus de deuil. Il en va de leurs futures amours.

Lorsqu’enfant, nous avons quitté la primaire pour entrer au collège nous avons dû quitter d’une façon définitive le cm2 sans envisager d’y retourner un jour. A ce prix nous avons poursuivi notre scolarité. Nos amours perdues doivent connaître le même sort , celui d’être des étapes de notre formation et de notre chemin de vie.

En parler pour oublier ou pour transformer

Nous devons en faire le deuil, par la parole. Pour Freud, le deuil consiste en la consomption de la libido fixée à l’objet. A ce désistement, on pourra préférer une transformation des modalités du lien. L’ancien partenaire pourra , dans une romance revisitée, devenir un ami, un confident ou au contraire un ennemi. Car si le deuil doit épuiser les affects associés au lien amoureux, il trouvera aussi sa voie dans une déconstruction-reconstruction. Il lui est interdit de figer mentalement une situation. Sinon, le fantôme de l’ancien partenaire créera le mythe.

La ménopause comme un nouveau départ


Le sexe après la ménopause n’est pas juste une perte, il peut aussi être une occasion de croissance, de guérison, de plaisir et de satisfaction.
Bien sûr, la ménopause n’est pas un moment facile pour beaucoup de femmes. Elle apparaît comme un moment de deuil, un temps pour faire le point et faire face à la vieillesse et la mort. Mais c’est aussi un moment dans la vie d’une femme pour essayer quelque chose de nouveau, faire différemment. Et le sexe peut jouer un grand rôle dans ce chemin.

Une bonne approche clinique avec les femmes ménopausées mécontentes de la qualité de leur vie sexuelle, consiste en deux parties. Cette approche s’adresse particulièrement aux femmes qui, ménopause venue, expriment une crainte ou une peur du sexe.

Le déclin, voire le désistement, de l’intérêt pour le sexe est un aléa connu qui inquiète beaucoup de femmes ménopausées. Certaines patientes avouent qu’elles choisiraient d’abandonner définitivement le sexe si ce n’était pas pour leur partenaire. Lors de leur entrée en péri-ménopause, elles deviennent moins intéressées et plus ‘évitantes’.

Il existe une quantité de raisons pour lesquelles une femme peut voir chuter sa libido par la ménopause: l’affaiblissement des hormones sexuelles ou un corps moins attractif. Autre chose, le sexe, qui reste à certains égards une gymnastique, devient physiquement plus difficile . Mais les symptômes physiques ne sont que l’arbre qui cache la foret. Il existe un ensemble de remèdes pour traiter ces symptômes .

De l’autre côté de l’équation, les changements de mode de vie concourent à faciliter l’activité sexuelle : les enfants vivent maintenant hors de la maison, la contraception cesse d’être une gêne. Malgré ces nouvelles conditions facilitantes, certaines femmes deviennent craintives et anxieuses.

Pour beaucoup cette altération de la sexualité est anxiogène, cependant que difficile à traiter à cause de la honte attachée à ce sujet. Souvent, une femme ménopausée entre en traitement pour des questions sans rapport avec le sexe, le plus souvent pour une dépression suspectée ou réelle. L’émergence du problème de la baisse de la sexualité est accompagnée d’un sentiment d’embarras.

La dépression fonctionne ici comme un contenu manifeste d’une pensée conflictuelle qui utilise l’arrivée de la ménopause de façon opportuniste pour faire parler d’elle, intriquée dans une tentative d’enterrer, de refouler, d’oublier une ancienne vulnérabilité, décidée même à la faire taire totalement et pour une dernière fois.

Dans la première phase du traitement, je me concentre sur des expériences qui peuvent avoir semblées comme anecdotiques à l’époque mais sont devenues dans l’après coup douloureuses, humiliantes, traumatisantes.

Cela pourra être un viol, des attouchements, une licence sexuelle mal assumée, un dépit, une duperie, une première expérience ratée, au fond toute aventure fondatrice d’une sexualité, un épisode qui aura été, au titre du traumatisme, dissocié, isolé.

Le plus intéressant est que ces « aventures sexuelles » peuvent ne pas avoir été vécues comme douloureuses, humiliantes ou traumatiques au moment de leur survenue. Il n’est que rétrospectivement, en passant par les changements de la ménopause et par les difficultés sexuelles alors éprouvées que ces événements adoptent le statut du traumatisme.

La deuxième phase du traitement se concentrera sur les sentiments érotiquement éloquents pour le patient, candidats à faciliter la reconnexion au désir sexuel (un inventaire Lacanien des objets petit a).

On pourrait nommer cela une enquête détaillée de l’érotisme. Cette enquête exige un certain degré de courage et une ténacité patiente. Cette exploration mentale de sa sexualité se doublera d’une nouvelle initiation avec le partenaire. Finalement, la relation sexuelle s’améliore à un point situé au delà de ce qu’elle avait été, en se plaçant au plus proche de l’endroit du désir. Et la ménopause n’est plus une transition douloureuse pour devenir une expérience révélatrice. Ce bilan de la sexualité, pratiqué en séances, rend la ménopause contributive d’un progrès.

Certaines femmes perdent progressivement l’intérêt pour le sexe à l’approche de la ménopause et finalement l’abandonnent définitivement. Pour d’autres, c’est un moment où les insatisfactions de leur relation sexuelle entrent en discussion, un moment dans leur vie où elle peuvent essayer quelque chose de nouveau, un moment de rupture pour faire les choses différemment et devenir les auteures de leur propre désir.

DSK.


Tout le monde ment.

DSK est il innocent? – peut être. Mais n’espérons plus la réponse à cette question. Son procès ne répondra pas à cette interrogation. Les débats, proclamant chercher la vérité la contourneront. S’il plaide aujourd’hui une relation consentie, c’est pour tactiquement déséquilibrer l’accusation et éventuellement rendre compte de la réalité des faits. Ses avocats vont travailler à l’innocenter mais nous ne saurons jamais ce qui s’est vraiment passé dans cette suite 2806. Car la justice des hommes restera une justice fabriquée et rarement être innocenté rapporte une innocence avérée.

Autre chose, il semble que DSK même innocent ne l’est que partiellement et on souhaite que cette affaire soit pour lui une expérience révélatrice, qu’elle lui montre qu’une vie accomplie peut outrepasser une obsession pour la consommation charnelle des femmes.

Ce que cette affaire médiatique et médiatisée nous donne à voir est ailleurs.

Les conjectures des journalistes, les procès en sorcelleries de « ceux qui savaient », les accusations à retardement, l’emballement des forums montrent à quel point l’inculpation de DSK puis sa détention captive, choque ou soulage.

Pourquoi sommes nous si concernés et si curieux?

DSK est un homme accompli. Il aligne les réussites sociale, professionnelle et sentimentale. Diplômé d’HEC, ancien ministre, président du FMI et futur candidat à la présidence de la République Française, il épouse, en troisième noce, Anne Sinclair, une femme à succès, riche, célèbre, belle, intelligente, active, érudite, ambitieuse . Il est Juif, appartenant à ce peuple si proche et si lointain et à l’histoire légendaire. On l’appelle DSK. Son patronyme est alambiqué. Dans la course à l’Élysée, il restait secret sur ses intentions, entretenant notre impatience, donc son mythe.

DSK est un fantasme et à ce titre, fixe tous nos imaginaires.

Le point de capiton final de la suite de ces attributs fantasmagoriques est sa licence sexuelle. DSK se permet les 400 coups! Il est socialement complet et il se permet de vivre une sexualité débridée et sans limites. Il est le héros des hommes et l’Apollon des femmes, un Apollon heureux de surcroit. DSK est aussi ZEUS le roi des dieux, Thésée le réformateur, Héraclès des 12 travaux, il se permet tout et les éléments le portent et s’ouvrent à lui. Il est un des satyres lubriques du dieu Dionysos, le dieu des excès et Dionysos lui même. Il est notre champion.

Sentiments ambigus

Les dieux sont intouchables, inattaquables. Ils réalisent, dans leur vie, ce que nous ne pouvons, et leur statut d’immatériel bouchonne notre jalousie. Mais inconsciemment, notre envie demeure et l’image de DSK menotté, faisant chuter notre pacte de non jalousie, nous confronte à notre fantasme. Les derniers bulletins d’actualité convoquent enfin le principe de réalité et le sens commun.
Il nous apparaît en définitive immoral de tromper sa femme, de ne pas contenir ses pulsions, de mêler et d’étayer une réussite sociale avec une transgression systématique d’une des valeurs de notre société.
DSK redevient un homme avec ses faiblesses et ses impuissances.
Apeurés en même temps que coupablement comblés, nous sommes fascinés par ce dieu se transformant devant nous en homme, pire en enfant.
Cette fascination rincée, il nous restera à renoncer, tristes, à ce fantasme de la toute puissance jeté dans le réel. Il restera à DSK à faire le deuil de l’enfant, pervers polymorphe, en lui, .

Nous aussi, Dominique, nous aimons les femmes cependant que la plupart d’entre nous s’est désisté du projet de les posséder toutes. Nous ne l’avons pas fait avec joie et pourtant…